Everyday Omens

Un cafard dans la maison

Un cafard dans la maison sort la nuit, attiré par la chaleur, l’humidité et les miettes. Dans le Gard, on évitait pourtant de tuer la blatte appelée panetière. Sa présence soulève une question délicate : ce qu’on préfère ne pas voir.

Ce que cela peut signifier

Quand on allume la lumière, il file sous un meuble. Le cafard vit dans les recoins que l’on ne regarde jamais, derrière le frigo ou sous l’évier. Sa découverte provoque presque toujours un mouvement de recul, et l’envie de ne pas savoir combien d’autres se cachent. Cette réaction dit quelque chose de nous. Il y a dans chaque vie des coins qu’on préfère laisser dans l’ombre, comme ces sujets qu’on évite depuis longtemps. Le cafard rappelle qu’un problème ne disparaît pas parce qu’on ne le voit pas, et qu’éclairer un coin sombre est moins effrayant que de l’imaginer.

Selon la façon dont tu l’as vu

Un cafard la nuit dans la cuisine

Tu entres pour boire un verre d’eau et il traverse le carrelage à toute vitesse. Surpris en pleine activité, il fuit la lumière. Cette scène nocturne montre que la maison a une autre vie quand tu dors, une vie que tu ne connais qu’en passant.

Un seul cafard

Les blattes vivent en groupe : en voir une suggère en général qu’il y en a d’autres non loin. Un indice isolé renvoie parfois à quelque chose de plus large. Cela vaut aussi pour certaines petites tensions, qui révèlent un malaise plus profond.

Un cafard près de la baignoire

Il recherche l’humidité des tuyaux et des siphons. Il reste là où les conditions lui conviennent, sans se soucier de ce qu’on en pense. Chacun s’installe là où il trouve ce dont il a besoin, pour le meilleur ou pour le pire.

Une petite blatte venue du jardin

En été, de petites blattes des bois entrent parfois, attirées par la lumière, sans pouvoir vivre longtemps à l’intérieur. Toutes les blattes ne sont pas des envahisseuses. Avant de s’alarmer, il vaut la peine de regarder de plus près ce qu’on a vraiment sous les yeux.

Pourquoi cela arrive dans la nature

Les blattes, qu’on appelle aussi cafards, aiment la chaleur, l’humidité et les restes de nourriture, et passent la journée cachées dans les fentes, derrière les appareils ou près des tuyaux. Elles vivent en groupe et sortent la nuit. En été, de petites blattes des bois entrent parfois depuis le jardin, attirées par la lumière, mais ne s’installent pas dans les maisons.

Ce que disent les croyances populaires

Gard

Dans le Gard, celui qui tuait une blatte, appelée panalario ou panetière, s’attirait une disgrâce.

Source : Paul Sébillot, Le Folk-lore de France, t. III : La faune et la flore (1906), p. 307. Voir la page

Pour réfléchir

Quel coin de ta vie évites-tu d’éclairer, et que verrais-tu si tu allumais ?